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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 08:42

Depuis les berges du Lot à Saint Céré,  il faut grimper, grimper, grimper ....

Deux immenses tours médiévales protègent un château plus récent.

C'est là que Jean Lurçat  ( décédé en 1966) est venu établir et son cadre de vie et son atelier ; le château des tours Saint Laurent.

 

 

Le musée Jean Luçat

Le musée Jean Luçat

Nous sommes accueillis par Anaïs, guide, gardienne. Comme nous sommes très peu nombreux, elle nous organise la visite des lieux.

Nous visionnons une courte vidéo qui retrace la vie de cet artiste catalan, résistant pendant la guerre et très impliqué dans la vie locale.

D'abord artiste peintre, il ne trouve pas dans la peinture un outil suffisant pour s'exprimer. Il se dirige vers la tapisserie.

 

Une partie du musée

Une partie du musée

Nous retrouvons Anaïs qui nous explique avec force détails la création d'une tapisserie. Pas simple !

Les murs sont recouverts de contre-plaqué sur lesquels étaient agrafés les cartons, esquisses des tapisseries. Des notes, des dessins, des chiffres, des trous de punaises ; l'origine de la création.

Un carton est encore accroché, crayonné, des chiffres indiquant les couleurs. Anaïs nous explique que ce carton est posé sur le métier à tisser horizontal, sous la trame afin de permettre aux lissiers d'y glisser ses navettes de fils de laine selon les instructions.

800 heures sont nécessaires pour réaliser un mètre carré de tapisserie ....

Les thèmes abordés par Jean Lurçat sont forts ; Hiroshima, le chant du monde...

Nous continuons notre visite. Des céramiques éclatantes, il en  crée une pour récompenser le vainqueur du tournoi de boules local ! des carreaux de cuisine, des poutres décorées, des meubles habillés par l'artiste...

A l'occasion des 50 ans de la disparition de Zadkine, une exposition lui est consacrée dans une des tours. Quelques unes de ses tapisseries sont exposées. Sur un mur, une tapisserie en camaïeux de noir et blanc, semblable à un dessin au fusain nous interroge quant à sa réalisation ! Une œuvre exceptionnelle.

Cette courte visite est une introduction au parcours de Jean Lurçat. Nous reviendrons !

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 08:01
La façade

La façade

Un panneau au croisement de notre route nous fait tourner vers Assier, son château renaissance , son église.

Plusieurs classes du collège de Gramat étudient les fresques guerrières qui ornent le pourtour extérieur de l'église. Et surprise, le professeur d'art ne nous est pas inconnu ! Patrick Lainville   car c'est bien lui ! nous fournit de nombreuses explications... et apprenons le rôle déterminant de Galiot de Genouillac au 16ème siècle. L'exceptionnelle voute en croisées d'ogive est à voir !

 

fresque de l'église

fresque de l'église

Puis nous nous dirigeons vers le château Renaissance. 3.50 euros pour entrer dans l'Histoire. Seule la partie frontale subsiste. Les trois autres côtés ont été détruits au 18e. Bien que non meublé, les lieux recèlent de trésors. les sculptures murales, les frises, les chapiteaux, les tableaux...

Nous circulons dans les salles aidés par un document photocopié.

Des sculptures métalliques matérialisent les ailes manquantes et leurs ouvertures.

 

 

Le Chateau d'Assier dans le Lot

Et puis, au moment de partir, nous remercions Emilie, la gardienne des lieux. Et là, la véritable visite commence. Passionnée, Emilie nous raconte, l'histoire, les histoires du château, des propriétaires. La construction de la double tour.. puis nous recommande les châteaux voisins à visiter. Le moulin et cet immense trou où s'engouffrent les eaux. On imagine un gouffre sous nos pieds... Nous remontons dans les pièces. Regardons avec davantage d'intérêt la suite de tableaux en grisaille du 18 e . Les cheminées...

Le quart restant du château a suffi à nous combler.

Les restes ....

Les restes ....

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:55
Le château des Milandes

Le château des Milandes

 

Depuis une vingtaine d'années, nous visitons le château des Milandes  régulièrement.

C'est un but de promenade à quelques minutes de chez nous. Nous aimons flâner dans le parc, au pied du château et découvrir les nouveaux documents dénichés par la propriétaire sur Joséphine Baker.

Pour 11 euros d'entrée , on peut y passer quelques heures voire la journée.
Quel plaisir de voir la résurrection du château et de ses jardins. D'abord l'intérieur et récemment les extérieurs avec le jardin d'eau et les volières.

Si, lors de nos premières visites, nous étions surpris l'adaptation très art-déco par Joséphine Baker, nous apprécions maintenant les sallse de bain au verre de Murano et feuilles d'or...


 


 
le parc

le parc

L'hommage grandiose à Joséphine Baker en fait oublier le cadre historique ! Chaque année s'ajoutent de nouveaux documents, objets, meubles et photos. La visite est libre.
Depuis l'an passé, chaque visiteur est équipé gratuitement d'un audiophone simple d'usage et bien pratique.
Une brasserie, entre la chapelle, et le château propose plusieurs menus et plats bien faits à des prix raisonnables.
 

Le jardin d'eau

Le jardin d'eau

A plusieurs reprises dans la journée, une initiation à la fauconnerie nous émerveille à chaque visite. Du petit faucon pèlerin au grand aigle américain, l'art de la fauconnerie est expliqué avec passion aux visiteurs.


Nous ne nous lassons pas !


...et le parking est gratuit !

Le château des Milandes - Joséphine Baker

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 09:59
Lascaux 4

Lascaux 4

Nous avons essayé vainement de réserver 3 places par internet. Quelque soit le jour et l'heure choisis, impossible de réserver plus d'une place. nous téléphonons ; venez sur place, il y a toujours des places à la vente...
Nous arrivons vers 11 heures un mardi ensoleillé de vacances scolaires. Les parkings sont complets. Les visiteurs pique-niquent autour des voitures .Nous tournons plusieurs fois avant d' aller stationner en ville.
Nous arrivons devant le magnifique bâtiment contemporain qui s'intègre parfaitement dans le paysage.
 Une file d'attente qui déborde des murs. Des gens partout. Des haut-parleurs annoncent des départs de visite toutes les 7 ou 8 minutes. Nous attendons près d'une heure dans la file pour avoir les trois billets d'entrée ( 16 euros pièce !).
Nous n'avons que 30 minutes à patienter pour entrer dans la préhistoire.
Notre tour est annoncé. Environ 40 personnes se regroupent. Des tablettes tactiles avec des écouteurs nous sont confiées sans aucune explication.
Un jeune guide ( passionné et passionnant) nous prend en charge. Nous entrons dans la grotte. Il nous fait patienter devant la reconstitution des éboulis de l'entrée car il y a un groupe avant nous.
Le groupe suivant s'annonçant, nous avançons.
Et là, c'est grandiose ! la reconstitution de la grotte en volume et en peinture est époustouflante. Séquence émotion vite stoppée car il faut avancer, et vite ( le groupe suivant nous colle ...). Le guide nous montre avec sa lampe laser à point  rouge les contours des gravures. Le temps de retrouver le point rouge, le guide est déjà passé à la gravure suivante. Tout va vite, beaucoup trop vite. Pas le temps d'observer les chefs d'œuvres. Pas le temps de laisser monter l'émotion, la réflexion, l'admiration.
Nous sortons de la grotte pour nous retrouver dans l'atelier où les quelques œuvres sont reproduites.
Chacun essaye de manipuler sa tablette. Aucune explication. Certains d'entre nous peuvent y lire des explications, d'autres y voient des vidéos. La mienne ne fonctionne pas. Après de nombreux tests, un collaborateur me la change. Mes amis sont déjà loin. Je comprends que la tablette  me géo localise et me fournit des renseignements sur l'objet, la peinture qui est en face de moi. ça ne marche pas tout le temps. Je regrette le bon vieux temps où il suffisait de taper le numéro de l'œuvre pour en avoir les explications.
Nous suivons vers une salle de théâtre ou trois saynettes expliquent la prise de conscience de la préhistoire. Superbement bien faites...
Puis nous passons au cinéma 3D. La séance dure 15 minutes difficilement accessible aux enfants.

Un autre espace propose la visite en réalité augmentée ; vous savez c'est quand vous regardez la TV avec un masque de plongée. On est dans la grotte originale, à notre rythme, on avance, on tourne la tête, on la l^ve. Epoustouflante réalisation.
La salle qui suit est bourrée de technologie. L'idée est de montrer la source d'inspiration qu'a été la préhistoire pour de nombreux artistes tel Picasso, Viallat ...
Là encore , aucun mode d'emploi de la tablette, aucun menu...on tâtonne, on tape sur toutes les icones. on s'énerve un peu ...
Les tablettes permettent de prendre des photos qui nous sont envoyées à l'adresse mail indiquée sur notre profil ( il faut, bien sûr, le savoir et la fournir au préalable). La tablette d'un ami s'est déchargée en route ..adieu photos ....
Nous avons passé 4 heures dans ce lieu exceptionnel.
Quelques améliorations sont à apporter ; le système de réservation, le temps de visite dans la grotte qui doit impérativement être augmenté,des explications sur l'usage de la tablette  clairement fournies avec une courte démonstration, un lieu pour le pique-nique et un stationnement pour les vélos pourraient être envisagés.
Le guide nous annonce que le site a reçu 3 400 visiteurs en ce mardi....
peut-être la raison pour laquelle je n'ai pas encore reçu les photos prises avec ma tablette !

Malgré les quelques désagréments mentionnés, nous vous recommandons la visite de ce site proche de chez nous.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:01
Marcel MOULY au Domaine Perdu de Meyrals (DORDOGNE) - 2017 -

 

Deux ans après avoir rendu un premier hommage à Marcel Mouly, les galeries Le Domaine Perdu et Chrystel Anthéo de Meyrals en Périgord poursuivent ce printemps leur exploration du parcours de cette figure emblématique de la 2ème Ecole de Paris décédée en janvier 2008.

Certes, l’avalanche de couleurs et l’inventivité formelle de l’artiste attirent et retiennent le regard mais le lien intime et fort qui unissait Marcel Mouly à Bruno et Chrystel Lajoinie donne une force exceptionnelle à ce deuxième volet.

Marcel Mouly disait de Matisse qu’il était le dieu de la couleur et qu’il l’avait beaucoup influencé. Cela se confirme dans cette exposition !

Marcel Mouly nous ouvre les portes du rêve

….Il suffit d’entrer !

Vernissage le samedi 08 avril 2017 à partir de 17 heures !

 

 

Exposition ouverte tous les jours sauf le lundi

de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h

du 8 avril au 30 mai 2017

GALERIE LE DOMAINE PERDU & GALERIE CHRYSTEL ANTHÉO

Route du Bugue - 24220 Meyrals

Tél. 05 53 30 47 50 –

www.ledomaine-perdu.com

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 14:39

Eymet est une bastide au sens aquitain du terme, c'est-à-dire un village construit pendant la guerre de cent ans et répondant à quelques règles économiques, politiques et architecturales…

Place anglaise pendant la guerre de cent ans, elle reste toujours la chouchou des britanniques !

Le marché du jeudi est un vrai marché de producteurs et d’artisans et de brocanteurs également ; clientèle britannique oblige !

Eymet est à l’extrême ouest de la Dordogne et éloigné d’environ 80 km de chez nous.

une des salles de restaurant de la Cour d'Eymet

une des salles de restaurant de la Cour d'Eymet

La place centrale d'Eymet

La place centrale d'Eymet

Après le marché, nous sommes allés déjeuner au restaurant « La cour d'Eymet» où le chef , Franz Kartheiser, nous attendait.

C’est une belle demeure, ancienne, sur le pourtour du village. Un temps quasi estival en cette fin de mars nous laisse hésiter entre la terrasse et l’intérieur. Une légère brise nous porte notre choix vers l’intérieur.

Il y a plusieurs salles, de taille moyenne, plutôt classiques.

La carte suggère un menu du jour ( entrée, plat, dessert,) pour 22 euros, un menu à 25 euros avec à choisir sur la carte, une entrée, un plat et un dessert ainsi qu’un menu à 35 euros davantage élaboré.

Le chef nous recommande le menu du jour (ce qui est normal puisqu’il a pris la peine d’élaborer un menu du jour !).

. Saumon fumé avec salades mêlées, œuf cuit coulant et tiède ( 45 mn à 63.5 degrés !)

. Dos de cabillaud avec des légumes de saison et une sauce à base d’un fumet très parfumé.

. Un fraisier avec une base de pistache et plein de bonnes choses !

Nous retrouvons des vins connus à la carte comme la Jaubertie ( Bergerac) et un très correct Grave.

Le service est agréable, discret et efficace. Le chef passe de temps en temps pour s’assurer de notre plaisir. Nous en profitons pour le questionner un peu.

Franz Karteiser est Luxembourgeois. Il a été pâtissier et cuisinier chez des grands noms comme Georges Blanc à Vonnas , Laurent à Paris et au Métropole de Genève.

C’est un passionné, un vrai. Il essaye, teste, partage. N’hésite pas à confier une recette et même à nous faire visiter sa cuisine une fois le service terminé.

Le chef nous montre des photos du buffet de desserts réservé aux repas du dimanche (nous ne sommes malheureusement que jeudi). Pantagruélique !

Le repas est parfait. Les assiettes sont garnies juste ce qu’il faut et fort bien présentées. Peut-être quelques secondes de moins de cuisson pour le dos de cabillaud pour être pointilleux !

La Cour d’Eymet est un authentique restaurant qui propose une cuisine maison concoctée avec passion et plaisir à base de produits frais servie par des professionnels de l’hôtellerie.

Cela devient très rare surtout dans cette gamme de prix !

 

La Cour d’Eymet

35 boulevard National

24500 Eymet

Tél : 05 53 22 72 83

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:48

Florent Girou et son père sont artisans vignerons à Prigonrieux, à l’ouest de Bergerac ; le  Château COMBRILLAC.

Ceux qui passent par chez nous les connaissent ou du moins connaissent et apprécient leurs vins dont le rare et étonnant Rosette ; appellation confidentielle de 25 ha, la plus petite mais également l’une des plus anciennes du Bergeracois.

Un vin blanc moelleux, légèrement sucré, charmeur, à forte personnalité.

Le rosette 2016 vient d'obtenir une Médaille d'Or au Concours Général de Paris.

 

Le Dôme de Combrillac

Le Dôme de Combrillac

Depuis peu de temps Florent Girou peaufine une cuvée exceptionnelle « le Dôme ».

Cette cuvée porte le nom de la parcelle baptisée le Dôme qui est située sur les pentes d’un « talus de Haute terrasse ». Son exposition plein sud et la présence forte de très belles argiles permettent de récolter chaque année des raisins de grande qualité.

Cette parcelle du Dôme est implantée uniquement en Cabernet-Sauvignon. La récolte s’effectue à la main en petites cagettes. Les raisins sont éraflés mais non foulés pour garder l’intégrité des baies. Les fermentations sont réalisées dans de petits contenants, barriques de 500 litres ou petits garde vins, pour pouvoir faire des extractions légères à la main par pigeage. Le vin est ensuite élevé dans des barriques de 500 litres pendant un an

Nous retrouvons toute la puissance et l’élégance du Cabernet-Sauvignon. Sur ce terroir argileux très bien exposé, le vin présente beaucoup de volume, de charnu, en gardant une très belle tension. Potentiel de garde : 15-20 ans

Le millésime 2014 est primé " coup de cœur " dans le guide HACHETTE

Il faut compter 18 euros la bouteille.

 

Château Combrillac

Impasse Coucombre
24130 Prigonrieux
T. 05 53 23 32 49

Florent Girou / 06 30 74 44 92

Depuis Bergerac, prendre la direction Mussidan (également autoroute A89) puis à la sortie de la ville la route de Montpon D.13. Château Combrillac sera indiqué à 3km sur votre gauche.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:11

Jacques Tardieu, né en 1938 à Bergerac, venait en vacances chez sa tante à Falcou, le hameau au dessus de chez nous. Il a été pendant 24 ans directeur d'école primaire dans notre Périgord Noir.

De son enfance, et de ses années d'instituteur dans un village isolé,  il a écrit un livre " LA COLLINE AUX GENIEVRES"

Notre maison, c'est LA PLAU ! Seuls les anciens la nomment encore ainsi.

 

La ferme de LA PLAU aujourd'hui

La ferme de LA PLAU aujourd'hui

Voici un extrait de ce très joli livre de souvenirs des débuts d'un instituteur dans un village isolé....

"Au dessous du hameau de Falcou, devant et derrière, il y a deux sources cachées au fond des vallons : de l’eau potable.

Un sentier dévale le flan du coteau derrière la ferme, tout droit au milieu des fougères, dans l’ombre des châtaigniers centenaires aux ventres d’obèses – certains ont éclaté et découvrent leurs entrailles toutes noires, où s’étagent de curieux champignons bruns ,larges et plats comme des bouses de vaches. Tout au fond de la combe serpente un long pré étroit, éclatant de lumière. Les vaches y laissent les empreintes spongieuses de leurs sabots. Ca sent la boue, l’herbe écrasée, la menthe sauvage et la feuille de peuplier – il y en un quelque part, c’est sûr. La prêle queue de renard déploie ses fines antennes télescopiques. Et c’est là que, sous le vert acide du cresson, balbutie une source timide, qui hésite et tâtonne parmi les herbes du pré : un filet à peine large comme un avant-bras, où le cousin André, la nuit, à la lampe de poche, attrape des écrevisses.

La deuxième source est de l’autre côté de Falcou dans la combe opposée ; c’est la fontaine de La Plau. Elle alimente un vieux lavoir depuis longtemps en proie au lierre et aux broussailles dans les profondeurs noires de la combe. Une haute falaise percée d’un oeil rectangulaire – la fenêtre d’un cluseau. Elle est là dessous, la source, juste sous le roc qui bâille : une flaque d’un mètre carré à peine, coiffée d’une frange de fougères retombantes, d’un vert presque fluorescent. Deux ou trois dalles moussues glissent jusqu’à l’eau transparente où passent des tritons. Pas un bruit, si ce n’est, dans l’ombre, le clapotis de l’eau muselée qui cascade doucement jusqu’au lavoir en contrebas. Les gens de Falcou disent entre eux : La font de La Plau.

 

C’est loin, près d’un kilomètre, mais le chemin de charrette bordé de murets de pierres qui se traîne jusqu’au bas des prés, passe devant le petit poulailler de la Bargal, se glisse sous la colline de Mendès, longe la vieille ferme de La Plau, dont les hangars encombrés de charrettes basculées, aux timons dressés vers les charpentes, cachent une grotte dans le rocher, et s’éclaire par place de cornouillers lie-de-vin, de mûres vernies et de prunelliers aussi bleus que les yeux de Néna."

Jacques Tardieu " La colline aux Genièvres" 2005

Edition La Lauze

 

 

Quand Jacques Tardieu, écrivain, cite  LA PLAU notre maison !

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:37

Alain Baraton, le médiatique jardinier du Château de Versailles, viendra célébrer les 20 ans de la résurrection des jardins de Marqueyssac le 21 mars 2017.

Il en sera le parrain tout comme pour les 10 ans ....

Nous avions visité ces jardins au tout début de leur ouverture au public. Les buis étaient maigrichons et un brave cheval tiraient les touristes assis dans la remorque. Le cheval était bien vieux et nous étions tous descendus de la remorque pour soulager sa peine ( tous derrière, tous derrière...).

C'est maintenant un charrioote électrique qui tire le chaland.

Les jardins de buis

Les jardins de buis

Il y aura également un invité de taille et d'âge respectable !

un squelette de dinosaure vieux de 150 millions d’années. Un allosaurus de 7,5 mètres de long et 2,5 mètres de haut que Kléber Rossillon ( le propirétaire des jardins ..et du chateau de Castelnaud) s’est offert en décembre .

A l’occasion de son vingtième anniversaire, Marqueyssac sera ouvert au public gratuitement l’après-midi et le soir du 21 mars.

Diverses animations et festivités sont programmées, dont des spectacles, un feu d’artifice, un parcours musical et ludique pour les enfants, une initiation au land art, etc.

Et bien sûr des visites, guidées ou libres, des 22 hectares du parc, sillonnés par 6 km de promenades.

On pourra aussi visiter les combles du château en compagnie d’un artisan lauzier, pour découvrir la charpente qui soutient les 700 m² de la toiture en lauze, entièrement restaurée ces cinq dernières années

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 14:24
La Couleuvrine

La Couleuvrine

Longtemps nous sommes passés devant cet hôtel restaurant sans oser entrer malgré quelques recommandations favorables ...

C'est qu'il y a tellement de mangeoires à touristes à Sarlat que nous nous méfions.

Et puis, entrainés par des amis, nous franchissons la porte à 12h30, un jour de semaine !

Nous avions réservé. Bien que le restaurant affiche complet, nous sommes accueillis par un sourire féminin qui nous guide à notre table, en face d'une cheminée monumentale en pierres du Périgord.

 

 

 

Dans une des salles du restaurant

Dans une des salles du restaurant

Nous découvrons la carte. Un plat du jour à 9 euros ou à 13 euros avec un dessert. Nous sommes jeudi, ,jour de la mique avec du petit salé. Ah la mique ! une institution dans notre pays.

Du pain, rassis de préférence, broyé et  accompagné de farces diverses selon les disponibilités et la bonne fortune du foyer. La boule cuit dans un bouillon. C'est bon, c'est copieux..et c'est riche ! on doit compter les calories en giga octets !

Nous commandons donc la mique en salivant d'avance.

" nous n'en avons plus ! vous savez, il faut mieux réserver le jeudi pour la mique"

Adieu mique, bouillon, calories....

Nous reprenons la carte. Plusieurs menus.

Un Périgourdin avec plusieurs choix dont  bloc de foie gras, confit de canard et dessert à 23 euros.

Un menu saveur de 24 à 30 euros ( avec ou sans dessert) aux plats davantage élaborés

Un menu végan à 30 euros

 

Suprême de pintade farci aux escargots

Suprême de pintade farci aux escargots

Nous essayons un peu de tout ;

le menu périgourdin ; excellent, le menu saveurs avec le Suprême de pintade farci aux escargots, la brochette de magret.

La pintade est parfaitement cuite et goûteuse. L'association avec les escargots, surprenante, passe très bien.

En dessert, je tente la Pomme granny smith: mousse acidulée, pomme caramélisée au Calvados, chocolat blanc !

Arrive une belle boule verte de fin chocolat vert fourrée de mousse et de morceaux de pommes caramélisés. Beau ! fin,  bon ...

Les service est discret, efficace et agréable.

A ma question mais  tout  est fait maison ? , le sourire de l'accueil me répond " bien sûr que oui" et de me donner la recette de cette pomme merveilleuse concoctée par la pâtissière ! Quel travail !

La couleuvrine !

La couleuvrine !

 

Mais d'où vient ce nom de la Couleuvrine ?...

Tout simplement parceque le bâtiment faisait partie des remparts qui protégeaient la ville et qu'il était défendu par des couleuvrines ; petits canons dont un exemplaire subsiste sur la cheminée.

Nous nous empressons d'ajouter ce très bon restaurant à la liste de nos recommandations. Ne faites pas comme nous ! n'attendez pas trop !!!!

HOTEL LA COULEUVRINE
1, place de La Bouquerie
24200 SARLAT - France
Dordogne - Périgord Noir
Téléphone : 05 53 59 27 80
Fax : 05 53 31 26 83
Email: contact@la-couleuvrine.com
GPS : 44.890577 - 1.218463

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